La Hasenheide Berlinoise

 

La Hasenheide berlinoise est, pour le sport du mouvement au niveau international, un sol historique – inséparablement lié au nom du Docteur h.c. Friedrich-Ludwig Jahn.

Jahn arriva à Berlin en 1809 et enseigna au lycée „Zum Grauen Kloster“ et à la maison d’éducation „Plamannsche Erziehungsanstalt“. En automne 1810, lui et Friedrich Friesen fondèrent le „Deutschen Bund“ qui aspirait à l’unité nationale et politique.

En 1811 Jahn et Friesen créèrent dans la Hasenheide le premier stade public. A ce sujet, Jahn écrit dans son livre „Die deutsche Turnkunst“ paru en 1816: „A la belle période printanière de l’année 1810, quelques élèves d’abord, puis de plus en plus nombreux, vernalent avec moi dans les champs et en forêt les mecredi et samedi après-midis où ils n’avaient pas classe. Le nombre accrût et on organisa des jeux pour les jeunes et de simples exercices. Cela se poursuivit jusqu’aux grandes chaleurs où un nombre considerable de garcons se rencontrèrent mais qui, peu de temps après, s’eparbillèrent. Cependant un noyau qui subsista meme pendant l’hiver et avec lequel on créa au printemps 1811 le premier stade dans la Hasenheide, se forma.”

La Hasenheide, l’ancien Hasengarten (jardin des lièvres) du grand prince-électeur du Brandenbourg était situé loin des portes de Berlin dans la commune de Rixdorf, l’arrondissement actuel de Neukölln. Le premier agrés dont se servit Jahn et ses élèves fut des branches de chêne accessibles du sol et auxquelles ils faisaient des montées par traction des bras et des rétablissements. Plus tard, on installa parallèle des bois et une barre fixe. Jahn créa un costume de gymnastique que approprié en lin gris. Voici ce que rapporte un écrivain contemporain concernant l’activité sportive: “En été 1811 le nombre des élèves s’éleva à 300; ils venaient de toutes les classes socials, de l’école privée aux amphitheatres académiques, de l’orphelin au fils de prince”. Les citoyens berlinois observaient les d´buts de la gymnastique – selon Jahn – avec surprise et riaient des garcons qui s’exercaient à sauter, à jeter, à grimper et à lutter dans la Hasenheide et au Rollbergen sous la direction d’un jeune home barbu.

En été 1812, le stade fut agrandi par une longue piste. Quand la guerre de liberation éclata. L’activité sportive connut en 1813 des restrictions: Jahn et tous les gymnastes aptes à la guerre entrèrent en campagne contre Napoléon. Fin 1814 il revint et se consacra intensivement à la poursuite de la construction du stade. Des milliers de Berlinois et d’habitants de Rixdorf se rassemblaient de jour en jour à la Hasenheide et regardaient Jahn et ses gymnastes. En 1817, le nombre des gymnastes qui visitèrent la Hasenheide atteignit en un seul jour 1.017 – un summum absolu! Deux ans plus tard la gymnastique fut interdite.

A côté de son activité d’enseignant et de la direction du stade, Jahn avait demandé, dans de nombreuses conferences et publications, l’union des petits Etats allemands et exigé l’adoption d’une „constitution“ pour les citoyens. C’était l’épine dans l’oeil du gouvernement prussien. Son stade fut mis sous surveillance policière et fermé en 1819. L’assassinat du conseiller d’Etat russe Kotzebue par un member d’une association d’étudiants provoqua en Prusse une interdiction totale de la gymnastique.

Jahn fut consideré dès lors comme demagogue. On lui reprocha d’avoir été le premier à propager “la doctrine très dangereuse de l’unité allemande”. Il fut arête. Le procès de Jahn s’étira jusqu’en 1825 et se termina par un acquittement formel. Jahn devait malgré tout quitter Berlin et sojourner de force à Freyburg an der Unstrut. Grâce au changement de gouvernement en Prusse, cette réserve politique fut levée en 1840.

Algri, il resta à Freyburg et se tin éloigné de la gymnastique à nouveau en plein épanouissement. Il parut une dernière fois en public en tant que député de la première Assemblée Nationale Allemande dans la Paulskirche de Francfort en 1848. Il mourut le 18 octobre 1852 à Freyburg an der Unstrut, âgé de 74 ans.

Le vieux stade dans la Hasenheide ne fut plus utilisé après la levée de l’interdiction de faire de la gymnastique. Les installations étaient détruites, le terrain dévasté et sillonné par des stands de tir. Non loin du vieux stade, un nouveau stade fut ouvert en 1844 par le Professeur H.F. Maßmann, un élève de Jahn; ce stade resta à la disposition des écoles berlinoises et les associations jusqu’en 1934.

Pendant le 2ème Festival Allemand de Gymnastique en 1861 à Berlin, la première pierre d’un monument en mémoire de Jahn avait été posée dans la Hasenheide.

La construction du monument se prolongea plus de 10 ans et causa des frais s’élévant à 12.000 thalers. Le 10 août 1872 on inaugural le monument avec la statue de Jahn haute de 4 mètres créée par le sculpteur Erdmann Encke – en presence de nombreuses delegations venues de tous les pays du monde. Pour le socle et le tertre, on rassembla despierresde toutes les parties d’Allemagne, d’Europe, et d’Outre Mer, transportées àBerlinavec souvent d’ènormes difficultés. LaPierrela plus loured, un bloc de granit de 30 quintaux, vient de Habichtswald près de Kassel. 120 des 130pierresparvenus portent des dédicaces ciselées qui ont été restaurées seulement dernièrement. Il y a en plus des pierres entre autres du château Hohenzollern, de la fortification No. 2 de Düppel, de Steckelberg – le château des ancêtres de Ulrich von Huttens -, du château des Sickingen daté de 1594, de Hohenstaufen, de Kyffhäuser, de Teutoburger Wald, du château de Heidelberg, des maisons natales de Lessing, de Jahn et du champ de bataille de Leipzig. Des associations berlinoises sont aussi représentées, ainsi le Männer-Turnverein Vater Jahn Rixdorf (TuS Neukölln), la Turngemeinde in Berlin et la Berliner Turnerschaft. Une pierre d’Outre-Mer porte l’inscription: „Der Gott der Eisen wachsen ließ, der wollte keine Knechte – Am Tage der Abschaffung der Sklaverei in Missouri am 11. Januar 1864“. (Le Dieu qui fit lever le fer, il ne voulait pas de domestiques – Le jour de l’abolition de l’esclavage au Missouri le 11 janvier 1864). D’autrespierresvinrent die New-York, de Californie, deKansas City, de Chicago, d’Illinois, de Cincinatti et de Philadelphie. L’Asie de l’Est est représentée par une Pierre venant de Manila. Le Canada envoya une pierre provenant de Fort Scott. L’Australie envoya des blocs de pierre venant de Melbourne et Tamuda. Sept gymnastes osèrent l’ascension dangereuse du pain de sucre jusqu’au sommet et en détachèrent une pierre  qui portait l’inscription „Deutscher Turnverein Rio de Janeiro“ (société sportive allemande de Rio de Janeiro). D’autres pierres viennent aussi du Tirol, d’Autriche, de Bohême, d’Italie, de Siebenbürgen, d’Espagne, de Londres, de Paris, de Hongrie et d’autres pays et d’autres lieux. Les gymnastes suisses participèrent à la collecte du monument de Jahn en offrant deux cognées de pierre préhistoriques trouvées dans le lac de Constance et que l’on peut voir à la facade du monument.

Le stade dans la Hasenheide et le monument de Jahn sonst connus dans le monde entier. Avec la participation internationale, des fêtes ont eu lieu régulièrement en l’honneur de Jahn dans la Hasenheide. Le 100 ème, 150 ème et le 175 ème anniversaire de la fondation du „Turnplatz Hasenheide“ ont été brillamment célébrés en 1911, 1961 et 1986. En 1934 on a commencé la transformation de la Hasenheide et du monument de Jahn. L’ancien stade devait céder al place à un bosquet d’honneur de 25 ha de superficie on le fit entourer le monument de Jahn nouvellement pose. On inaugura ces installations en 1936 pendant les jeux olympiques.

La Hasenheide et le monument de Jahn n’ont pas été détruits pendant la seconde guerre mondiale. Un “Volkspark Hasenheide” d’une superficie de 50 ha a été créé par l’arrondissement Berlin-Neukölln des 1949 à 1954; il est devenu une oasis verdoyante, une oasis de tranquilité au milieu de la vie de fou de lan grande ville. Autour du monument s’élèvent un Heidegarten, un parc, un théâtre en plein air et une colline constitutée par le déblai des décombres, la Hauteur de Rixdorf. Près du „chêne de Jahn“ vieux de 400 ans et du „Friesenhügel“, un tableau de bois rappelle l’installation du premier stade faite par Friedrich-Ludwig Jahn. Non loinde la Hasenheide,ily a de grands centres sportifs ainsi que la piscine am Columbiadamm et la sale des sports “Jahn-Sporthalle”.

La visite de la Hasenheide et du monument de Jahn dans l’arrondissement berlinois Neukölln est certainement une excursion valant la peine d’être faite dans l’histoire de la gymnastique et du sport internationaux.

 

Officiel programme de la 6. Gymnaestrada Berlin 1975

3 Antworten zu “La Hasenheide Berlinoise”

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